… « zwischen »  den Zeilen und den Erdschichten … « entre » les lignes et la terre

@Marché de Noël à l'îlot13, Samedi 16/12 @studying in Geneva!

Attendre la pluie

*le texte suivant est plus ou moins une traduction de celui publié le 28. Avril „Warten auf den Regen“; il date de début avril

Le campagnol et l’orvet m’accueillent à mon arrivée début avril, après une absence de deux mois de mon jardin potager au Bousquet d’Orb (France, Haut Languedoc). Je les découvre en ouvrant le châssis qui a tenu au chaud quelques plants d’aromatiques pendant les mois d’hivers – apparemment ça plaisait également aux bêtes !

En septembre j’ai repris un terrain en friche, d’une taille d’environ 10 ares. Une dame me le prête gracieusement pour mes expérimentations d’autosuffisance. Pendant plus de dix ans, la parcelle qui est exposée plein sud, sur une légère pente, n’avait pas été cultivée. Le chiendent s’était installé.

En automne, j’en ai enlevé un maximum avec le croc – et avec de l’aide des lutins ! Puis j’ai semé du seigle sur deux tiers de la parcelle pour annoncer de la concurrence au chiendent, avec le but final que le seigle étouffe le chiendent. À cette époque, j’ai aussi semé des pois mange-touts, des fèves, de la mâche, de la roquette et du persil.

Je suis ensuite parti en Suisse. Fin janvier, pendant une petite virée dans le Sud de la France, j’ai semé des épinards et j’ai planté de l’ail – et j’ai pu apprécier les premières pousses de mâche, garnies avec du persil frais.

Et maintenant, après le retour définitif pour toute la saison, je m’occupe en premier lieu de couper l’herbe haute et de désherber. Avec la faux, je libère les différentes jardinières et je coupe une partie du seigle. Je l’enfouis dans la terre comme engrais vert, ce qui servira aux cultures suivantes. À ma surprise, j’ai déjà pu croquer dans le premier pois mangetout – et moins surprenant mais tout aussi chouette – j’ai mangé des jeunes pousses d’épinards.

Le projet d’autosuffisance partielle est donc bien parti, même si actuellement je suis encore loin de me fournir tous les légumes que je consomme. Le pionnier anglais de l’autosuffisance, John Seymour, écrivait dans les années 70 dans son bouquin « Autosuffisance dans le potager » : « Faire du jardin pour l’autosuffisance demande beaucoup d’engagement. » Il a raison : alors que mon engagement dans les mois d’hivers se limitait à un minimum, maintenant je dois investir beaucoup plus pour rattraper le retard. Car mon ambition c’est claire : je ne veux plus m’acheter des légumes ; le but c’est de me créer une autonomie partielle. Je veux produire assez pour faire des conserves pour l’hiver et que mes lutins puissent également en profiter.
Le manque actuel, je le comble par du troc : j’échange p.ex. des herbes séchées ou un coup de main contre des légumes. Le gros des féculents et des produits laitiers je l’achète, pour l’heure, je ne peux pas faire autrement. Les fruits, je les ramasse sauvagement ou sur des vergers abandonnés. Je m’abstiens d’acheter de la viande.

J’adapte mes cultures aux conditions sur place : des cultures qui demandent beaucoup d’eau je n’en fais seulement qu’en petite quantité. Je récup l’eau de pluie, mais de l’eau coulante je n’ai pas. Je le vois comme un défi !
C’est aussi pour cela que je focalise sur des cultures sèches, comme des légumineuses ou des herbes vivaces (p.ex. pois chiche, lentille, origan, marjolaine, sauge et cetera.). Elles aiment la sécheresse. Du blé d’hiver et du seigle je vais en faire un peu de la farine ; les Cucurbitacés et le pomme de terre reçoivent leur propre petit terrain ; les tomates, les carottes et cie, je les cultive sur deux buttes en culture mixte.

Quand j’étais en Suisse et que les personnes me demandaient si j’allais bien, je leur disais que j’étais impatient, sachant que le lancement des cultures aurait été possible plus tôt cette année comme il faisait très doux. Mais entretemps, j’aidais de nombreuses personnes à lancer leurs potagers. Je les ai aidés avec des conseils et en leur donnant des semences que j’avais multiplié les années précédentes. Ça m’a rendu content ! Car : Seul celui qui n’est pas obligé d’acheter des semences jouit d’une véritable autonomie!

Mon absence temporaire dans mon jardin potager m’a montré que les cultures déjà lancées en automne se portaient très bien – même sans soins quotidiens. Ce qui me prend un peu la tête, c’est que dans les deux semaines à venir ils n’annoncent pas une seule véritalbe pluie. Et pour le semis de mes légumineuses sur plus de 100m2, il me faut beaucoup plus de quelques gouttes. Sinon l’eau récupérée sera épuisée plus tôt que je ne le prévoyais !

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Dieser Eintrag wurde veröffentlicht am 7. Mai 2014 von in Lesen_Lire, Selbstversorgung+.
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