… « zwischen »  den Zeilen und den Erdschichten … « entre » les lignes et la terre

@Marché de Noël à l'îlot13, Samedi 16/12 @studying in Geneva!

Le silence avant l’abondance

*le texte suivant est plus ou moins une traduction de celui publié le 31. juillet „Die Ruhe vor dem Überfluss”; il date de fin juillet

Ce que je fais, je ne le considère pas comme quelque chose d’extraordinaire. Honnêtement, pour moi le travail au quasi-quotidien dans mon jardin est normal, car c’est mon obsession de cultiver mes propres légumes. Je me dis : pourquoi je devrais vendre ma force de travail pour ensuite pouvoir m’acheter des légumes, si je peux cultiver directement ma propre nourriture? Je suis convaincu de ma démarche et j’ai trouvé une activité qui me fait plaisir et qui me rassure. Pendant que je suis dans mon jardin, je suis absent de toutes les merdouilles quotidiennes. Je suis au clair avec moi-même. Bien entendu, il faut de la passion, un peu d’idéalisme et il faut être prêt à investir son temps et son corps. Parfois ça demande un grand effort, mais je le considère comme agréable. Mine de rien, je vois l’expérience d’autosuffisance alimentaire comme un défi avec moi-même: si je ne sème, plante et soigne rien, je ne vais pas pouvoir récolter, donc manger. C’est assez de motivation pour moi! Mais j’aimerais aussi souligné qu’ici, dans le Haut Languedoc, j’ai un bon réseau social: des amis maraîchers, des amis tout court et ma colocation à mi-temps. Ils me donnent de la sécurité par rapport à ma démarche, car je sais que dans un cas de perte de récolte, ils seraient là pour moi!

Jusqu’à présent j’avais toujours quelque chose à récolter. Mais pour avoir assez de légumes, il me fallait des échanges réguliers au début de la saison; mais depuis fin juin le jardin est en train d’exploser. Enfin, j’ai le choix dans ce que j’ai envie de manger: de l’arroche rouge, des blettes, du chou-rave, des jeunes betteraves, des pommes de terres, des courgettes, des pois chiches frais, des haricots et différentes herbes comme la coriandre, la roquette ou la moutarde de chine. Mes salades avec des jeunes pousses de blettes et de l’arroche rouge, garnies avec des herbes fraîches sont plutôt appréciées. Si le thème d’une soirée chez des amis c’est auberge espagnole (ce qui arrive assez souvent), je débarque avec de la verdure de mon jardin.

Cela fait surtout plaisir à mes colocataires à mi-temps, avec qui j’habite pendant 2-3 jours par semaine. Depuis début juin je loue une chambre qui est utilisée d’une façon peu commune: c’est mon lieu de stockage, et même temps mon séchoir pour les herbes (actuellement: origan, hysope) et des semences (fèves). Je dors dans mon VW-Combi qui est ma maisonnette. Ainsi je garde le on-the-road-feeling que j’adore! Ce sentiment est en contradiction avec le fait que si on cultive un terrain, on s’attache à la terre, ce qui demande de la présence. À court terme, je vais continuer à habiter par-ci par-là. À long terme, je souhaite trouver une solution pérenne: je rêve d’un lieu collectif basé sur l’autosuffisance!

Les semaines de canicule ne sont arrivées que maintenant à la mi-Juillet. J’étais chanceux, car ces derniers temps, il a beaucoup plu, presque chaque jour un orage. Mes deux bidons bleus (chacun 120 litres) sont remplis d’eau de pluie. En plus, l’eau du canal coule de nouveau chez le voisin. Apparemment, les touristes sont arrivées… Je suis donc optimiste pour les mois qui arrivent, même si je n’attends l’abondance complète du jardin qu’en septembre. Les plants d’aubergine, de paprika et de melon n’en sont qu’au stade de la floraison. En ce moment, je m’occupe des choux d’hiver/de printemps, et bientôt je vais semer la première doucette. La moisson du blé d’hiver est faite. Avec la faucille, on coupait le blé cultivé sur une surface de 100m2. Les gerbes sont actuellement en train de sécher sur le terrain, puis seront battues à la main. La récolte se fait donc à l’ancienne, comme on dit si joliment en français. Et cela est à partager et à fêter avec les copains.

Y a-t-il, aujourd’hui encore, dans nos latitudes des personnes qui font la moisson à l’ancienne ? En tout cas: y a-t-il parmi vous, cher-es lecteur-ices, des jardinier-es passionné-es ayant des ambitions d’autosuffisance alimentaire? Personellement, j’ai encore un tas de choses à apprendre et je serais ravi d’échanger expériences et savoir-faire avec vous… Écrivez-moi!

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Dieser Eintrag wurde veröffentlicht am 31. Juli 2014 von in Lesen_Lire, Selbstversorgung+.
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