… « zwischen »  den Zeilen und den Erdschichten … « entre » les lignes et la terre

@ University in Geneva

De la pluie énervante

 * le texte suivant est plus ou moins une traduction de celui publié le 23. octobre “Wenn Regen nervt”; il date de fin séptembre

Vigilance Orange. On est mi-Septembre dans le département de l’Hérault où j’ai mon bout de terrain. Et il pleut depuis des heures. Je crains pour mon jardin. En arrivant là-bas, le gros nuage est déjà au dessus de moi et c’est la grosse averse. Vite, je cours m’abriter sous mon toit de récupération de l’eau de pluie. Ça tombe bien mais je suis protégé sous l’abri même si c’est étroit-là, car les cagettes et les outils de jardin prennent beaucoup de place. Après une dizaine de minutes, l’intensité de la pluie diminue. Je quitte mon abri et je peux enfin me rendre compte de ce que la pluie des dernières heures a fait: un glissement de terrain, une grosse rigole dans les poireaux et des cultures emportées par l’eau qui a raviné la pente du terrain. Merde! 

J’avais semé en pleine terre, comme d’habitude quand la pluie a été annoncée. Dans ce cas, c’était de la mâche, des épinards et des divers radis. J’ai pris tout cela peut-être un peu à la légère cette fois-ci, car je me n’attendais pas à des pluies aussi fortes. Les graines légères ont été emportées par la force de l’eau, avec la bonne aide de la pente.
Jusqu’à présent, j’étais emballé quand il y avait de la pluie annoncée. Mes réserves d’eau ont été pendant tout l’été assez précaires, n’ayant toujours pas d’eau courante sur place. Maintenant j’ai fait connaissance avec les effets inconvénients de la pluie et je l’ai maudite. Je n’ai pas envie de penser à l’invasion des limaces et escargots ! Ma seule récompense: tous mes bidons d’eau sont pleins! Chez moi, au Bousquet d’Orb, sont tombés 200 mm (!) d’eau, en simplement quelques heures. C’est un tiers de la quantité annuelle. Les Français l’appelle: un épisode cévenol ; un phénomène pas vu par ici depuis cinq ans.

À part des histoires de pluies abondantes, j’ai deux choses en cette mi-Septembre à raconter: premièrement, les parcelles d’été sont récoltées et les cultures d’automne et d’hiver sont semées. Deuxièmement: le jardin bat son plein! Je récolte encore des tomates, enfin des paprikas. Les légumes à conservation telles que les courges et les pommes de terre ainsi que les légumineuses sont également récoltés. Seulement ces dernières sont abondantes, je suis très content. Mes attentes étaient dépassées. Car jusqu’à présent je n’avais pas autant d’expérience avec ses graines protéagineuses. Je savais que ces cultures se contentaient de peu d’entretien, mais après seulement trois sarclage-buttage, je ne m‘ attendais pas à une telle récolte: quatre kilos de pois chiches (sur 40 mètres de cultures) et deux kilos de lentilles (également 40 mètres de culture). Pour battre et trier les semences, j’avais organisé un atelier-chantier chez un copain maraîcher. D’abord on battait les graines encore dans leurs coques avec une batteuse. Puis on les a triés avec un Tarar, une espèce de souffleuse. Tout manuellement! À la fin, il fallait encore enlever les débris restants. Le tout a été une affaire poussiéreuse, minutieuse et fatigante. Mon nez coulait, tellement j’étais irrité par la poussière. Heureusement j’avais de l’aide des amie-s. Pourrais-je faire sans leur aide?

Mes aliments cultivés cette année sont stockés depuis peu dans un grand garage car j’ai dû quitter mon ancien lieu de stockage comme le propriétaire reprenait sa maison fin août. Durant quelques semaines le fait de ne pas avoir de maison m’a pris la tête. Heureusement, j’ai enfin pu trouver une nouvelle maison avec garage au bord de l’Orb pour y stocker mes denrées. Et quelle aventure en arrivant : dès le premier soir, notre baptême avec le fleuve qui a débordé! Les cartons se sont mouillés, mais pour mon bonheur, l’eau n’a pas coulé dans le garage.

J’estime que mon nouveau « Chez Moi »devrait me faciliter la vie: d’abord, car le jardin est juste à côté, à 5-10 min en vélo, et puis parce que j’ai un toit dur sur ma tête. Après avoir vécu des années en tente et en combi, j’avais envie d’avoir un peu plus de confort. Je me suis fabulé peut-être un peu sur cette question de confort dans le passé! Car après peu de temps, je me sens déjà chez moi – aussi grâce à mes deux Bousquetaires. Je les motive pour passer et pour m’aider dans mon jardin. La prochaine fois – peut-être– quand je devrais re-aménager mon terrain et réparer les dégâts, ils seront là pour m’aider? Pour le moment ils annoncent toujours de la flotte pour les jours qui viennent!

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Dieser Eintrag wurde veröffentlicht am 13. November 2014 von in Lesen_Lire, Selbstversorgung+.
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