… « zwischen »  den Zeilen und den Erdschichten … « entre » les lignes et la terre

@ holi-day-work

(f/d) Autosuffisance alimentaire, suite : le gibier.. / Selbstversorgung, Fortsetzung: das Wild..

Autosuffisance alimentaire, suite : le gibier, c’est bon, mais pas dans le jardin !

Un lendemain d’octobre, ils annonçaient de la pluie. Les planches pour les cultures d’hiver et de printemps étaient déjà préparées pour des fèves et des pois mangetout.

Allez, un saut au jardin pour «cultiver» l’esprit du semeur volontaire !

La Luzerne, à côté du jardin dit «Paul Caunas», fleurit déjà pour la troisième fois cette année. Les raisins de Muscat blanc jouxtant le petit cabanon à outil sont là comme d’habitude. De loin – une fois de plus – je vois la partie potager qui a changé, au moins de loin. De près, mon intuition, se vérifie : pour la énième fois, les sangliers ont détourné mes planches de culture, dernières courgettes et cornichons, poireaux repiqués, semis de mâche et d’épinards – foutu en l’air !

Je sature de voir mon jardin saccagé. Ça commence à me casser les c******. Paul, le co-propriétaire du terrain, dit : « Cela me brise le cœur de voir cela !»

Mais que faire ? La tentative de mettre des cheveux autour du potager comme remède pour tenir à l’écart les frères saccageurs a échoué. Le responsable de la Diane de chasse de Caunas que j’ai essayé d’appeler pour conseil auparavant, ne me répondait toujours pas jusqu’à ce moment-là.

Je sauve ce que je peux !

Le jardin saccagé au terrain "Paul" / der verwüstete Garten "Paul"

Le jardin saccagé au terrain „Paul“, plus de photos: Flickr

Des poireaux à repiquer, les derniers cornichons. J’enlève aussi les concombres que j’avais laissés pour les graines. Je fais ma dernière grosse récolte cette année: je rentre toutes les tomates dont beaucoup de vertes et les oignons qui n’étaient pas du tout touchés par les sangliers…

J’avoue, je suis un peu dégoûté de ces emmerdements récurrents. Tout le travail passé dedans, les semis en vue… C’est aussi cela la réalité ! Heureusement, j’ai pu joindre finalement la Diane de chasse qui est venue faire une battue sur le flan de montagne qui est à 300 mètres du jardin.

Mais jusqu’à cet événement, en septembre qui plus est, le jardin battait son plein: tomates en pagaille, plein de concombres et courgettes, cornichons en floraison perpétuelle et – surtout – la récolte des fruits !

Les pommes et les poires étaient majoritairement déjà récoltées et en partie déjà transformées en Chutney. Les mûres, je les ai ramassées au fur et à mesure, pour les transformer en confiture (entre temps dans le congélateur). Les quelques grappes de raisins étaient mangées directement ou bien transformés en jus. Je les ai foulés dans une bassine et pressés dans un torchon. Tout simplement !

Dans le séchoir solaire, j’avais fait sécher des tomates (deux journées en plein soleil, entre 30-35°C) et des poires (une journée avec les mêmes conditions) pour un régal hivernal.

Alors que j’ai parlé dans le dernier journal de ma frustration liée à mes ambitions, là, je trouvais, mi-septembre, une compensation presque un peu inattendue.

Le mois de septembre est LE mois de l’année pour le jardinier !

Sinon : les pois chiches étaient récoltés et battus début août: 10 kg en tout, un véritable succès ! Les lentilles par contre, c’était la dèche. Les melons (issus de semences récupérées en Dominique) ne produisaient que deux fruits : un qui pourrissait assez rapidement et un autre que j’ai pu récolter pour la semence. Les courges de la variété « Giraumont » (venant de la Martinique) étaient fin octobre en bonne voie, par contre la production de fruits était très tardive. Les hibiscus, eux se sont développés comme une merveille, mais sont-ils prêts pour l’hiver ?

En septembre, c’était aussi la rédemption pour la terre et les jardiniers. Après bien plus que deux mois sans pluie abondante – je me souviens de deux orages légers depuis mi-juin – enfin, une journée de pluie comme il fallait: l’eau ne tombait pas en une seule fois, mais légèrement, toute la journée, parfaitement pour un mouillage doux et suffisant de la terre mère!

La pluie, c’était pour moi aussi le feu vert afin de préparer des nombreuses parcelles qui devront recevoir des cultures d’automne, d’hiver et de printemps : engrais vert (seigle), divers légumes et légumineuses, céréales… Le choix était large !

Ps : Pascoum’s Transformation : du végétarien au carnivore ? Dans tous les cas, je recommande une looong marinade … Le gibier sera mieux !

 


Selbstversorgung, Fortsetzung: ich mag Wild, aber nicht in meinem Garten…

Eines morgens im Oktober. Es war Regen für den nächsten Tag gemeldet. Die Beete für Ackerbohnen und Winterkefen waren schon vorbereitet.

Los, ein Sprung in den Garten um den Geist des Sämanns zu zelebrieren.

Die Luzerne, neben dem Garten « Paul », blüht schon zum dritten Mal dieses Jahr. Die Muscat-Reben neben dem kleinen Gartenhäuschen stehen da wie immer. Von weitem sehe ich aber, dass im Gemüsegarten etwas nicht stimmt. Meine Vermutung bestätigt sich bei genauerem Hinsehen : zum x-ten mal haben die Wildschweine in den Beeten gewühlt ! Die letzten Zuccinis und Cornichons, die kleinen pikierten Lauchstängel, die Feldsalat und Spinataussaaten – alles zerstört !

Ich bin es satt meinen Garten verwüstet zu sehen. Das geht mir langsam auf den S***. Paul, der Mitbesitzer des Terrains sagt : « Das bricht mir geradezu das Herz. »

Doch was soll dagegen tun ? Der Versuch mit Menschenhaaren (vom Coiffeur im Dorf) die Wildschweine auf Distanz zu halten, hat nicht funktioniert. Und der Präsident der zuständigen Jagdgesellschaft, den ich vorgängig schon versucht hatte anzurufen, liess nichts von sich hören.

Le jardin saccagé au terrain "Paul" / der verwüstete Garten "Paul"

Der verwüstete Garten „Paul“; mehr Fotos auf: Flickr

Ich rette, was es noch zu retten gibt : die Lauchstängel zum Pikieren und die letzten Cornichons. Ich nehme auch die Gurken weg, die ich für das Saatgut hätte ausreifen lassen wollen. Ich mache meine letzte grosse Ernte des Jahres : ich pflücke alle Tomaten (darunter viele grüne) und die Zwiebeln, welche die Wildschweine übrig liessen…

Ich muss zugeben : ich bin frustriert über die sich wiederholenden Verwüstungen in meinem Garten. All die investierte Arbeit, und jetzt kurz vor den Winter-Aussaaten… Doch auch das ist die Realität eines Gärtners ! Glücklicherweise hat die Jagdgesellschaft kurze Zeit später im 300 Meter entfernten Waldstück eine Treibjagd veranstaltet… Ich habe sie dabei begleitet, eine Ton-Reportage ist in Arbeit.

Bis zum diesem Zeitpunkt war die Ernte im September ganz ordentlich : Tomaten im Überfluss, viele Gurken und Zuccinis, Cornichons, die noch immer am Blühen waren und – vor allem – eine gute Obsternte.

Die Äpfel und die Birnen waren mehrheitlich schon geernetet und in einem Chutney weiter verarbeitet. Die Brombeeren habe ich kontiniuierlich gesammelt um dann eine Konfitüre zu machen (zwischenzeitlich im Tiefkühler aufbewahrt). Die Trauben wurden als Tafeltrauben gegessen oder sporadisch in einen frischen Jus verwandelt. Das geht ganz einfach : die Trauben vom Stegel nehmen, in einer Schüssel von Hand zermantschen und in einem Tuch pressen. Und geniessen !

In meinem Solartrockner habe ich Tomaten (zwei Tage in der vollen Sonne, bei 30-35°C) und Birnen (ein Tag bei gleichen Konditionen) getrocknet.

Im letzten Journal erzählte ich noch von meinem Frust angesichts meiner Ambitionen : jetzt, Mitte-September (trotz Wildschweinen), finde ich sowas wie eine unerwartete Genugtuung. Der September ist wirklich DER Monat für den Gärtner !

Zurück zur Wildschwein-Episode : einmal haben sie mir fast 20 Tomatenstöcke ausgemacht, ich habe gar nicht erst versucht sie wieder zu pflanzen ; was grün war, diente für die erwähnten Chutneys, die roten für Tomatensauce.

Was es sonst noch zu erwähnen gibt : die Kichererbsen hatte ich schon früh ernten können, anfangs August habe ich sie gedroschen und gereinigt : 10 kg, ein schöner Erfolg ! Die Linsen dagegen gediehen nicht gut dieses Jahr. Die Melonen (von Saatgut aus Dominica in der Karibik) bildeten nur zwei Früchte aus : einer verfaulte ziemlich rasch, der andere gedieh gut und ich konnte Saatgut machen. Die Kürbisse der Sorte « Giraumont » (aus Martinique) waren Ende Oktober auf gutem Weg, die Blütenbildung setzte sehr spät ein. Der Hibiskus habe sich herrlich entwickelt, doch ob sie den Winter überstehen ?

Im September war dieses Jahr auch die Erlösung für uns GärnterInnen. Nach mehr als zwei Monaten ohne richtigen Regen – ich erinnere mich einzig an zwei schwache Gewitter seit Mitte Juni – endlich ein Regen-Tag wie er nötig war : es regnete den ganzen Tag über, nicht stark, aber kontinuierlich, perfekt für eine sanfte Bewässerung und ausreichend für Mutter Erde.

Der Regen war für mich auch grünes Licht um die diversen Parzellen zu bearbeiten auf denen Herbst-, Winter- und Frühlingskulturen ausgesät wurden : Gründünger (Roggen), diverse Gemüse und Leguminosen, Getreide.. Die Auswahl war gross !

Ps : Pascoum’s Verwandlung, vom Vegetarier zum Fleischfresser ? Auf alle Fälle empfehle ich eine laaange Marinade.. Das Wild ist dann noch zarter !

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Dieser Eintrag wurde veröffentlicht am 9. Dezember 2016 von in Jardin Paul, Jardin Suborb, Lesen_Lire, Selbstversorgung+.
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